Full text: Précis des leçons d'architecture données à l'Ecole Polytechnique (premier volume) (1)

i PRÉFACE. 
composition du plus grand nombre d’édifices publics et 
particuliers qu’il sera possible. 
Voilà ce qui regarde les connaissances , et l’on sent 
bien qu’il, ne faut pas beaucoup de tems pour s’en rendre 
maître. Mais de quelque utilité qu’elles soient, les con- 
naissances ne suffisent pas à un Architecte ; s’il n’y joint 
l'art d’en faire aisément une heureuse application : el c’est 
dans cette facilité seule que consiste le talent. Or celui-ci 
né s’acquiert que par des actes réitérés , qui ne peuvent 
avoir lieu sans le secours du dessin. Mais le moindre 
dessin exige un tems plus ou moins long, tellement qu'au 
premier coup d’œil , il semble que si les connaissances 
demandent peu de tems, le talent au contraire en exige 
nécessairement beaucoup. Cet obstacle devait donc natu- 
rellement fixer, comme il l’a fait , notre attention sur le 
dessin. 
Selon quelques personnes , le dessin fait la base et de 
l’Architecture et des autres arts. Nous n’examinerons 
pas si le dessin , destiné qu'il est à représenter les divers 
objets dont fait usage l'Architecture , est la base de celle. 
ci plus que l’art de tracer les différens caractères de l’al- 
phabet n’est le fondement des divers genres de littérature. 
Nous nous bornerons à observer qu’à l’égard de l’Archi- 
tecture , cette prétendue base n’est autre chose que l’art 
de faire et de laver des dessins géométraux ; art qui ne 
peut donner que de fausses idées d’un édifice, puisque la 
nature ne nous offre rien de géométral ni quant aux formes 
ni quant aux effets. La perspective pourrait, seule, donner 
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