TAB. IV. Livre Second.
T A B I V la feconde fois, excita de nouveau la pro- érigoient les ftatües & les buftes de leurs
e ° digalité & le fafte de Neron. II y fit re- ancêtres, IMAGINES MA JORUM, au
bâtir un Palais encore plus fomptueux lieu de nos armoiries. Il fe rendoit jus-Le
que le premier, & le nomma LA MAI- , ques à cet endroit, où du terms de Mar-Ze
SON D’OR (b) par rapport au luxe des ia, tial on voïoit le Colofle erigé pour la fe-{
P A L AIS D OR ameublemens ineftimables, & de tout conde fois, & qui à caufe de cela en re-|
ce que la nature & l’art avoient pû pro- tint le nom de Coloflée.
[= duire de riche & de fürprenant.
; L’enceinte prodigieufe de ce vafte bä- Hicubi - - - - Coloflüs
LEMPEREUR timent donna lieu aux anciens de l’ap- Invidiofa feri radiabant atria Re-NERON
parer ue LL on ue quan dire de cop is.
ne, (c) home s'eit VüË deux fois com- Lagos . { .
meremplie de deux maifons, à favoirde | Unaque jam tota ftabat in urbe
celle de Cajus Caligula, & de celle de domus. (f) CoMar-Neron,
qu’une maifon y faifoit une ville | ; NEN , despe-&
que la ville en comprennoit plufieurs ' Les deux ailes, qui joignoient cette fale, dc.
autres felon le Vers d’Olimpiodore, (d) (a) Bibl renfermoient auffi un étang C. fembla-;
hot ble ‘ » mer lon les termes de Sueto- un
oi 6 . { ‘ ne (g) entourée d’une étendue de mai- . 2e
Tai pacretois pores le mom de | Una domus urbs elt; urbs oppida 1 fons, qui reprefentoient une Ville. Cet '
(a) mailon de paflage. Neron | (à su- plurima claudit. Ctang elt rempli à préfent des ruines de
la fit bâtir apres avoir mis le feu à la ville pou Mer Les Portiques de cet Hôtel formoient l'amphitheatre de Tite.
de Rome par une cruelle vanité, tant une triple allée des 1000. pas, [triplices te 40 LL
pour la rebâtir enfuite avec plus de ma- milliarias] pour nous fervir de l'expreffion Hic ubi confpicui venerabilis Amgnificence
, que pour rendre ne me de Suetonius. phitheatri
tems les Chrétiens odieux en les faifant ; ,; 2 et .
paffer pour des incendiaires, fur tout afin L'ENTREE À. étoit une avantcour, Erigitur moles, lagna Neronis Mers °
qu’il eût affez de place pour étendres les où l'on avoit placé à decouvert le Coloffe. (e)Sue erant. (n) {il
limites de ce Palais depuis l'ancienné r efi- = AS ACRA 60 âla rûe Sacrée, co Au bout de tout cela étoient encore de
dence Imperiale jusqu'au pied du mont { valtes compagnes des terres labourables,
Cœlius. Un autre incendie fortuit aïant Le veftibule ATRIUM B. étoit le lieu des vignes & de bois pleines de bétail, [
reduit ce fuperbe édifice en cendres pour couvert devant les Sales, où les anciens & de bêtes fauvages, (i) dansle même lieu, * S- |
Le
de